en campagne

Cela fait déjà quelque temps que l’on entend beaucoup parler des prochaines élections et que les candidats, et ceux qui le seront peut-être, cherchent à capter nos voix. Beaucoup d’énergie est ainsi dépensée pour la conquête du pouvoir. C’est la règle de la démocratie : il faut plaire au plus grand nombre pour être élu.

Mais il y a diverses manières de plaire, et elles n’ont pas toutes la même valeur morale. Certaines respectent l’électeur et d’autres ne cherchent qu’à

le manipuler.

Les unes s’adressent à sa raison, à ce qu’il y a de plus noble en lui. Elles ne cherchent pas à dissimuler les difficultés, et s’abstiennent de promesses irréalistes. Elles s’appuient sur la vérité et considèrent que l’électeur lui-même est capable de discerner cette vérité et de la choisir librement.

Les autres veulent surtout séduire et utilisent pour cela tous les moyens : on joue sur les peurs, on flatte les bas instincts , on va dans le sens des préjugés, on promet la lune. On fait appel aux prétendus spécialistes de la communication pour que ce soit le plus efficace possible, comme dans le monde de la publicité où il s’agit de conditionner les gens à acheter tel produit.

Je ne veux pas dire que tel candidat utilise une méthode et tel autre l’autre, car ils jouent généralement sur les deux tableaux. Je veux seulement souligner le fait que les élus sont à l’image de leurs électeurs : si nous nous laissons dicter notre conduite par les professionnels de la communication, nous n’arriverons pas au même résultat que si nous réfléchissons nous-mêmes et si nous obéissons à notre conscience. Mettre en oeuvre notre liberté, développer notre discernement, voilà le meilleur moyen de ne pas de tomber sous la dictature, que ce soit celle d’un homme, d’un parti ou des marchés financiers.

J.J. Fauconnet.

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